Mercredi 26 novembre 2008

Que de choses se sont passées depuis ce même jour de l'année dernière. J'étais bien au chaud, à Bonson, et je soufflais mes bougies. Aujourd'hui, c'est different. Remarquez, je suis bien au chaud aussi. Il ne fait que 30 degrés aujourd'hui. Mais aujourd'hui, ma famille n'est pas à mes cotés. Enfin, pas toute, car la famille que je construis si. Kelly est au près de moi, mais les autres sont loins.


Depuis l'année derniere, j'ai changé de pays et de langue, je me suis marié, j'ai trouvé un très bon emploi, j'ai trouvé une maison, j'ai fait ma documentation ici dans ce pays. Pourtant, une chose commence à me manquer. Ce qui est bizarre, c'est que ce n'est pas la première fois que je pars, ni la première fois que je suis loin d'eux (ni la première fois que je me marie diront les mauvaises langues), mais c'est la première fois que l'envie de les retrouver se fait si forte. Comme une prise de conscience, comme de se dire que l'instant présent doit etre apprecié, parce que le suivant n'est jamais le même. Il n'est pas mieux, il n'est pas pire, mais il est different.


Comme j'aimerais revenir a cette dernière fois ou je lui ai dis au revoir, persuadé de la revoir.

Comme j'aimerais pouvoir jouer avec lui, le prendre dans mes bras.

Comme j'aimerais pouvoir la taquiner un peu, ma façon à moi de lui dire que je l'aime.

Comme j'aimerais être avec eux, tous les autres.


Alors bon, n'allez pas non plus vous imaginez que je sombre dans la mélancolie, la depression, ou la solitude. N'allez pas vous imaginer que tout va mal, que je ne suis pas heureux ici. Je vous rassure, c'est tout le contraire. Mon travail me plait, meme si ce n'est pas encore ce que je veux, c'est un bon tremplin pour y arriver. Ma femme est merveilleuse, plus belle tous les jours, et moi plus amoureux d'elle tous les jours aussi. J'ai à manger dans mon frigo, des amis, un petit chez nous. Je suis heureux. Seulement voila, quand on est heureux, on a envie de le partager avec toutes les personnes qu'on aime. Et moi, étant de l'autre cote du globe, il n'y a qu'ici que je peux le faire.


Par Julien Mercier - Publié dans : Jour Apres Jour
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Lundi 11 août 2008
Vous le savez tous, mais je mets les photos ici, ca m'eviteras de les envoyer à tout le monde.

Ca c'est passé le 19 Juillet, à Paulinia, en petit comité. On garde la grosse fête pour le jour à l'eglise avec tous les amis et la famille.





Par Julien Mercier
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Dimanche 22 juin 2008
Et voila, c'est fait.

Comme je vous le disais la derniere fois, j'ai passe des entretiens pour une chaine sud-americaine, j'ai fait une semaine chez M. Jacquin pour apprendre a connaitre sa cuisine, et me voila donc desormais propulse Chef Executif de l'hotel Ceasar Park de Sao Paulo. Ne vous enflammez pas trop, je suis encore en periode d'essai pour 3 mois, mais j'ai bon espoir de continuer un petit peu au sein de ce groupe. Pour voir cet hotel, c'est ICI que ca se passe.

Je vais quand meme vous expliquer tout le processus. Alors que j'etais rentre en france, Kelly a recu un appel de la secretaire du Directeur des ressources humaines, qui desirait me rencontrer suite a mon CV recu en main propre par M. Jacquin. Il etait tout a fait d'accord pour m'attendre, mais je devais le contacter des mon retour au Bresil. Chose faite, le lendemain, et rendez vous pour le surlendemain. J'ai donc passe un entretien avec lui, et il a aussi tenu a ce que je rencontre M. Luis Daniel, Directeur des Operations Ceasar Park Internationnnal, en gros, Ze Big Boss. La aussi un entretien sans probleme, ou j'apprends que lui aussi est arrive jeune a ce poste, que lui aussi a rencontre une personne qui lui a donne sa chance, et que donc a son tour, il allait passe le flambeau de cette mainere. Par contre, avant toute chose, je devrais aller faire un stage chez M. Jacquin, M. Meteo de la chaine au niveau Cuisine (il fait la pluie et le beau temps, hahahaha) d'une semaine, afin qu'il me juge capable ou non.

J'ai ete tres bien recu pendant une semaine, avec une suite reservee dans leur palace du centre ville, et toutes les attentions necessaires pour que je me sente bien. Mon stage chez M. Jacquin a ete tres interressant, j'ai appris beaucoup de choses au niveau de sa cuisine et de son perfectionnisme, de son gout et de son experience. J'ai eu la chance d'avoir un contact privilegie avec lui, et d'avoir pu nouer des liens avec cette personne tres influente ici.

Des mon retour a Campinas, j'ai du repreparer une valise pour aller cette fois ci a Guarulhos, l'aeroport de Sao Paulo, et rencontrer l'equipe de cet Hotel, dont on me propose le poste de Chef Executif. On m'explique que la cuisine tourne sans chef depuis 1 mois, et que c'est un peu le bordel. Mon premier travail sera donc de remettre un peu d'ordre ici, et ensuite de travailler avec les cuisiniers pour avoir une cuisine plus creative, plus savoureuse, pour le meme prix, ou mieux, pour moins cher.

Vous vous doutez bien que c'est des a present un vrai soulagement pour moi et Kelly. Le salaire est bon, les avantages le sont aussi, et meme si les hotels d'aeroport sont bien loins des restaurants gatronomiques, cela me permettra de passer une etape de plus dans ma cariere. Organistaion, proprete, tels sont les nouveaux credos de cette cuisine qui compte quand meme plus de 25 employes. Je suis aussi propulse par la meme occasion au milieu du projet de renovation des locaux, ce qui n'est pas pour me deplaire.
Par Julien Mercier - Publié dans : Jour Apres Jour
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Mercredi 18 juin 2008

Petite surprise il y a quelques jours. On m’appelle dehors pour donner un coup de main, pour décharger quelque chose du camion. J’arrive et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir cette courge. Un seul mot, énorme. Comme vous pouvez en juger sur cette photo, elle n’est pas tout a fait légère ; 23 Kg pour être exact. En fait, à première vue, elle ressemble plus à une énorme courgette. Mais en la coupant, non, la couleur orangée ne fait aucun doute. La chair est dure, les pépins sont nombreux dans la partie ronde, mais aucun dans le reste du légume.

Je me demande bien combien de kilos de soupe on va pouvoir faire avec cet engin. En plus, il fait 30 degrés dehors, pas vraiment le goût de manger de la soupe pendant 2 semaines. Vera me fait alors part de ses intentions, elle va faire un « Doce », un dessert en fait. Le principe est simple, on pèle la courge. On la coupe en gros morceaux. On la fait bouillir dans de l’eau sans sucre et sans sel, avec quelques clous de girofles. Une fois les morceaux bien cuits, on les égoutte, on prend un pilon a purée de pomme de terre, et on écrase le tout. On verse ensuite le sucre dessus, et on cuit le tout dans un grand faitout, ou une marmite a confiture. On doit le cuire doucement et longtemps, et en remuant tout le temps. Attention, ça cloque et saute, donc ne vous brûlez pas. On arrête quand la consistance ressemble un peu a de la purée.

Le goût est assez surprenant. La courge ressort, et donne une impression de crème de marron. Le clou de girofle est très intéressant. On peut le manger à tout heure, avec beaucoup de choses, et même pourquoi pas un petit foie gras. Pour finir, sachez que la quantité de sucre dépend de votre goût.

Ce sont les mêmes courges que j’ai ramenées à Papa, mais je ne pense pas que cette année, du moins, il en aura de 30 Kg.
Par Julien Mercier - Publié dans : Découvertes Gourmandes
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Lundi 16 juin 2008

Bien sur les bleus sont en plein Euro. Je vous épargnerai mon chauvinisme stéphanois profond sur Gomis au sein de cette équipe, de son doublé pour sa première sélection, du fait qu’il ait laissé Ben Arfa en vacances. Et je ne dirais qu’une chose, cette équipe a les moyens de faire quelque chose, et moi je serais de tout cœur derrière eux ici, devant mon poste de télévision.

Il n’y a plus qu’une chose a faire si on veut rester un peu plus en Suisse, c’est mettre une pillule aux ritals, alors on ne va pas se priver.

Alors, allez les bleus, allez Bafé, allez Willy, et allez Raymond. Je dis allez Raymond car on sait tous que ça lui fait mal d’avoir eu a emmener un vert au sein des bleus, et que sans son doublé, le lyonnais aurait été préféré au vert.

Par Julien Mercier - Publié dans : Fait Divers
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Dimanche 15 juin 2008

Et bien oui, contrairement à ce que vous pourriez croire au vu de mes articles précédents, je ne suis pas ici pour ne rien faire, et tâter du hamac à longueur de journée. Je suis activement à la recherche d’un emploi. Le problème, c’est que le Brésil n’est pas vraiment un pays de gastronomie. Alors, bien sur, elle existe, mais est moindre. Ajoutez à ça que le nombre d’entreprises pouvant me procurer un salaire décent est encore moindre, plus le fait que l’emploi est difficile ici, et vous pouvez vous imaginer que je ne croule pas sous les demandes.

Mais néanmoins, après les deux premiers mois passés à rechercher dans la région de Campinas, deux mois infructueux, ponctués par des essais et des propositions salariales ridicules, nous avons donc décidé de tenter notre chance sur Sao Paulo. Kelly devra rentrer 2 fois par semaines pour son université, mais ce n’est pas si loin.

Nous nous sommes donc renseignés, et sommes allés frapper à tous ce que Sao Paulo compte de restaurants les plus réputés. Cela a commencé par D.O.M., le restaurant du chef Alex Atala, 30ème restaurant mondial en 2008. Nous sommes aussi allés voir Le Coq Hardy, du chef Pascal Valéro, ancien Chef de Ducasse. Nous sommes aussi allés à la Tambouille, et d’autres endroits tous autant reconnus les uns que les autres. A chaque fois, Kelly avait pris rendez-vous avec le chef par le biais de son assistant. Enfin presque. Car dans certains cas, elle se débrouillait pour avoir le nom de l’assistant avec le portier, ou le barman, et puis après, quand un responsable arrivait, elle disait avoir parlé avec untel qui lui avait dit de passer. Son sens de la communication nous a bien aidé ces jours là. Tous les restaurants nous ont dit que mon CV était très intéressant, mais que leur équipe était pleine, et qu’ils feraient passer mon CV autour d’eux. Après une première journée fatigante (Sao Paulo à pied, c’est long) je ne voulais plus que rentrer, mais Kelly m’a forcé à aller rencontrer un dernier chef, Erick Jacquin, à La Brasserie. Sans rendez vous mais avec le culot de ma chérie, nous rencontrons le chef. Il m’annonce qu’il vient d’engager un Sous-chef la semaine dernière, mais qu’il est aussi Chef Consultant d’un grand groupe d’hôtels ici, et qu’il leur fera passer mon CV. Le lendemain de mon départ en France, soit environ 2 semaines après cet entretien ; je reçois un appel téléphonique de la part de ce groupe pour une position au sein de leur groupe. Je dois donc faire quelques jours d’essais avec M. Jacquin, et ensuite négocier au vu de mes prestations. C’est une piste très sérieuse et je ne manquerai pas de vous donner de plus amples informations bientôt.  

Par Julien Mercier - Publié dans : Jour Apres Jour
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Dimanche 15 juin 2008
C’est comme ça un blog, un jour on a envie, un autre moins. D’où mon absence de ce blog pendant plus de 2 mois. Désolé d’avoir déçu mes nombreux fans, de ne pas avoir donné plus de nouvelles. Pour résumer, j’ai été très occupé à chercher du travail, et quand j’étais à la maison, l’envie n’y était pas. Bon, sur ce, je vais me remettre à l’écriture de ce pas.
Par Julien Mercier - Publié dans : Jour Apres Jour
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Samedi 15 mars 2008

Apres de longues recherches, des heures passées au milieu de voitures plus ou moins belles, accompagné par des vendeurs peu scrupuleux et un peu véreux pour la plupart, nous avons atterri chez un concessionnaire de renom ici. Nous avons même essaye une voiture chez lui, une Volkswagen Gol. Non, je n’ai pas oublie un F à Golf, c’est le nom d’un autre modèle de voiture ici. Ils ont la Gol, et la Golf. La Golf, vous connaissez, eh ben la Gol, c’est littéralement la Golf sans F, c'est-à-dire que ça sent la Golf, ça ressemble à la Golf, mais c’est pas une Golf. C’est toujours une bonne voiture, mais en fait on dirait plutôt une évolution de la Golf I, qui aurait vieilli.

Revenons à nos moutons, cette voiture ne nous a finalement pas beaucoup plu. Un moteur assez alternatif, et trop de petits détails. Le vendeur était avec nous et essayais de nous dire que cette voiture était faite pour nous. Je dis à Kelly, en Anglais, de dire au vendeur gentiment que nous allons réfléchir (mon œil !) et que nous le rappellerons. Je rappelle aussi à Kelly que nous avons RDV pour aller essayer une Ford Fiesta chez quelqu’un d’autre. Le vendeur a entendu, et chose rare il a compris. Et il en profite, et commence a nous parler d’une fiesta qu’il a à vendre. Des ce moment, j’ai bien aime ce vendeur, Flavio, qui n’hésite pas a utiliser toutes les cordes a son arc. La suite de l’histoire me prouvera que j’avais raison.

La voiture est dans un autre magasin de la chaîne, à moins de 5 minutes en voiture selon le vendeur, de l’autre cote de la ville en fait. Nous arrivons et il y a un panneau vendu sur la voiture. Flavio nous explique qu’il a appelé pour Fiesta1.jpg réserver la voiture pour nous, d’où le panneau. La voiture a l’air en bon état, mis a part quelques détails de pets sur la carrosserie, mais rien de bien grave. Nous l’essayons, et elle tourne bien. C’est une Ford Fiesta GLX, 1.6L, avec direction assistée et air conditionné. Le prix est correct, bien que très légèrement au dessus de notre budget annonce. Peu importe, c’est vraiment une bonne affaire. Nous la voulons. Et on est prêt à payer cash. Flavio est content, et file chez son manager pour lui annoncer la bonne nouvelle et par la même occasion enlever la voiture de la liste de voiture à vendre. Mais voila, cette voiture avait déjà été vendue par un autre vendeur. Flavio s’emporte, demande au vendeur pourquoi la voiture est encore sur la liste. On lui réponds que le client n’a pas vraiment encore paye, que c’est une histoire de crédit, mais que ça ne saurait tarder. Flavio lui dit que nous pouvons payer cash d’ici 2 jours, le manager tranche, la voiture sera pour nous. Le vendeur n’avait qu’à faire son travail correctement.

Bref, la voiture est finalement la notre, nous avons tout de même du changer le train de pneus avant, et faire une vidange, mais c’est tout. Les injecteurs sont à changer, mais cela entre dans la garantie de trois mois du magasin. Nous sommes donc désormais libres comme l’air, et nous allons (enfin !!!) pouvoir commencer à aller a droite a gauche.

Par Julien Mercier - Publié dans : Jour Apres Jour
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Jeudi 13 mars 2008

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Aujourd’hui, je vous propose de participer a un petit cours de français et d’argot. Vous devez regarder attentivement cette photo, que j’ai décidé d’intituler « La bulle, la Vraie », et me donner tous les synonymes et autres expressions que vous connaissez pour ce dur moment de tradition brésilienne. A ce propos, j’en entends déjà qui vont dire que je ne fous rien là-bas, que je passe mon temps a ne rien faire a part pioncer, et me la couler douce (tiens, déjà 2 autres synonymes), mais il n’en est rien. Cette position, bien connue ici, est dédiée a la réflexion, au contrôle de soi, et pourrait être partie intégrante de Feng-Shui tant a la mode de nos jours.

 

A vos claviers, j’attends vos idées.

Par Julien Mercier - Publié dans : Bem Vindo no Brasil
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Vendredi 29 février 2008

    Un soir, en allant chercher des citrons sur l’arbre (une merveilleuse chose, de pouvoir aller ramasser ses fruits, n’est t-il pas ?), j’ai trouvé une colonie de chenilles en train de dévorer une feuille de ce même citronnier. Comme il faisait nuit, j`ai donc du tenir une lampe de poche d’une main, et l’appareil de l’autre. J’ai utilisé un objectif Macro 50mm, ouverture F/4 pendant 1/60 sec, et le flash intégré de l’appareil.

    Le résultat est assez bon. Cette prise aurai sans doute mérité une ouverture plus grande, mais je n`avais pas de pied, elle aurait été floue.

chenilles.jpg

Par Julien Mercier - Publié dans : Canon EOS 400D
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