Jeudi 28 février 2008

    Cela fait déjà un mois que nous sommes partis pour cette nouvelle aventure. Même si ce mois a plutôt été calme, il faut bien que je vous raconte ce qui nous est arrive. Apres l’euphorie de notre arrivée et de l’anniversaire de Kelly passée, il a fallu nous remettre au travail. Kelly s’est concentrée a mettre a jour ses documents officiels, ce qui lui a valu des interminables files d’attentes pour s’entendre dire qu’il lui manque le formulaire E32. L’administration brésilienne n’a rien a envier a la française. Nous avons aussi bien sur passe de temps a visiter tous les membres de la famille, et même les autres. Pour ce qui est des visites locales, le fait de ne pas avoir de voiture n’a pas joue en notre faveur. J’ai donc du mettre les pieds a Campinas seulement 3 fois, et encore pour aller poser mon c… sur un banc avec un ticket numérote 83, en face d’un panneau d’affichage affichant 24.

     Nous nous sommes donc concentrés sur l’acquisition d’un véhicule. Le plus simple aurait été de faire venir Frank des USA (Frank est le nom de la Jetta que j’avais. Jetta=VW=voiture allemande=surnom allemand), malheureusement, seuls les diplomates ont le droit de faire venir leur voiture d’un autre pays, et vous allez vite comprendre pourquoi. Avant de partir, j’ai vendu ma voiture, une Jetta 01 de 2.0 Litres, bien équipée, pour $7000, alors qu’elle en valait $8000 mais je voulais la faire partir rapidement. Avec mes $7000, soit environ R$14000 (Réais, la monnaie brésilienne) je pensais pouvoir acquérir une petite voiture d`occasion. A ce moment, la dure réalité brésilienne m’a frappe de plein fouet.
    Pour ce montant, la seule chose a laquelle je pouvais prétendre, est une vielle fiat Uno de 1.0, sans aucune option. Et quand je dis sans aucune option, j’entends aucune, CAD sans direction assistée, sans climatisation, sans rien d’électrique, et comble de tout, sans même musique. Ici, quand ils vous vendent une voiture neuve, ils insistent sur les points forts de la voiture. Par exemple, « celle-ci a la possibilité de régler les rétroviseurs depuis l’intérieur de la voiture. Réglage Electrique ? Non non, manuel, mais vous n`avez pas a sortir dehors ! » ou encore « celle-ci a un désembuage du pare-brise » et « vous pouvez régler la hauteur du siège conducteur ». Mais ma préfère est « dans celle-ci, le son est pré installé », ce qui veut dire pas d’enceinte et pas d’autoradio, mais les câbles sont déjà la. 

    Bref, j’étais assez démoralisé. On a donc fait le tour des concessionnaires pour voir les voitures neuves, et ainsi demander un crédit. La encore, désillusion. On paye une voiture neuve (Peugeot 206 de base, voir ci-dessus) environ R$32000. Si on met nos 14000 en base, il nous reste 18000 a payer, que nous payons en 36 mensualités de R$895, soit environ 32000. En gros on paye 2 voitures, on se fait voler, et on doit dire merci a la banque. Non Merci, on va payer cash, même si on doit rouler les vitres ouvertes. Je pense qu’on a trouve, mais je ne dis rien pour ne pas porter malheur.

     Cote boulot, Kelly s’est vu proposer un contrat de travail par un de ses amis, pour un travail intéressant et bien paye a Paulinia. Malheureusement, pas avant début Avril. De mon cote, j’ai eu des contacts avec un français ici, qui a fait fortune au brésil en construisant des centres commerciaux, et qui pour s’occuper pendant sa retraite, a importe un concept très intéressant, le Musée du Dialogue. Pour résumer, vous passez de salles en salles, dans l’obscurité la plus totale, guide par un non voyant, et grâce au dialogue, vous arrivez a « voir ». Cette expérience était vraiment incroyable. On doit se mettre 100% entre les mains de quelqu’un que l’on n’a jamais vu, et qui ne nous verra jamais (humour !!!). Enfin !!!
    Ce français, donc, a place un restaurant a cote de son musée. J’ai eu comme proposition de devenir chef de cuisine, mais quand j’ai donne mon avis sur le salaire, les plans ont change. Je ne demandais rien d’exorbitant, juste le prix normal ici. Mais je pense que cette personne espérait pouvoir utiliser le petit français a moindre coût. J’ai tout de même garde le contact, pour pouvoir faire quelques extras et consulting avec eux, notamment lors de dîners gastronomiques servis dans le noir la encore.

    Ma deuxième proposition est venue d’un bar a vins, a peine ouvert, proposant une boutique de vins et un petit restau ou la bouffe est vraiment bonne. La chef, une brésilienne, a fait ses armes chez Bras et Anne-Sophie Pic. Elle cherche un second, car le restau commence vraiment a prendre de l’ampleur, et elle commence a avoir du mal avec le neuneu qui lui sert de second pour le moment. C’est bizarre, mais des que je suis rentre dans ce lieu, je m’y suis senti bien. Exactement le type d’établissement que j’aimerais un jour ouvrir. Je dois cuisiner Lundi soir pour les dirigeants, leur en foutre plein la vue. J’ai un menu en tête, quelque chose de novateur, et bien présenté. Je vous tiendrai donc au courant de l’évolution des choses.

 

A bientôt….

Par Julien Mercier - Publié dans : Jour Apres Jour
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Mercredi 20 février 2008
Premier article pour cette catégorie. Elle va vous faire découvrir le pays, ses coutumes, ses gens… Même si après vous saurez tout sur le Brésil, cela ne vous empêchera pas je suis sur de venir le voir par vous-même. L’invitation est lancée, avis aux intéresses.
 
Mais parlons peu, parlons bien. Si on vous parle d’Italie, vous pensez Venise, Pâtes, et cette satanée finale. Si on parle à un étranger de la France, il vous répondra Paris, Tour Eiffel. Et quand on vous dit Brésil, vous pensez automatiquement Corcovado, la Statue du Christ dominant la baie de Rio, Copacabana, et bien sûr et surtout CARNAVAL.
Donc il est facile de comprendre pourquoi les billets d’avion sont si chers a destination de Rio ou Sao Paulo pour cette première semaine de février.
 
Mais avant de vous expliquer mon expérience, une petite leçon de culture générale. Premièrement, le Brésil est un pays de l’hémisphère sud, donc les saisons, si elles existent, se trouvent inversées. Vous devez donc vous imaginer que les mois de janvier et février sont pour eux leurs Juillet et Août. C’est donc une période de fêtes, sans écoles, et avec la plupart des gens en vacances. Le pays s’arrête un peu pendant une semaine, ou du moins vit au ralenti, et de nuit.
Deuxièmement, le carnaval. C’est quoi un carnaval ? Il en existe plusieurs types, mais je ne vous parlerais que du seul que je connais pour le moment, le défilé. Les deux plus connus sont ceux de Rio de Janeiro et de Sao Paul carnaval-avenue.jpg o. Ils sont si fameux que Globo (TF1 de la bas) a réussi a les faire se dérouler a la suite, et non en même temps, pour pouvoir les retransmettre en intégralité. Alors maintenant, imaginez une énorme avenue, excentrée du centre ville, avec des gradins des deux cotes, pouvant accueillir à Sao Paulo, environ 40 000 personnes. Cette construction est très onéreuse et ne sert que une semaine par an, pour vous dire à quel point le carnaval est important. L’avenue fait environ 600 mètres de long. Les sponsors possèdent des loges, et l’entrée est payante, allant d’un prix raisonnable pour les places les moins bien placées, à un prix exorbitant pour être au bord de l’avenue ou en loge si vous n’êtes pas invite.
 
Je vous ai décrit le lieu, reste le défilé. Vous devez aussi savoir que le carnaval est une compétition. Les écoles de samba s’affrontent. Ces écoles ne sont pas vraiment des écoles à franc parler, car elles ne donnent pas de cours de danse. Elles ont plus une raison sociale, et ne vivent que pour le carnaval. Elles ne font que le préparer durant toute l’année. Alors pour Sao Paulo, il y avait 18 écoles, 9 par soirée.
 
Ces écoles, comme je vous l’ai déjà dit s’affrontent, dans un concours de défilé. Elles doivent mettre au point une performance sans faille, en respectant des règles précises, et sont notée par des juges professionnels. Les juges sont divises en catégories, et il y a environ 4 juges par catégories, disposés tout au long de l’avenue pour noter le carnaval dans toute sa longueur. Quelles sont ces règles, et comment le défilé se déroule, je vais essayer de vous les expliquer le plus simplement.
 
Le groupe, doit posséder un thème, et doit s’y conformer. Le groupe doit aussi avoir sa chanson, crée pour l’occasion et chantée et repétée sans interruption du début a la fin par l’intégralité du groupe. Tout le groupe est déguisé, avec des déguisements différents selon leur appartenance. Dans ce groupe, vous avez différentes catégories :
-          Au tout début du défilé, on trouve un groupe que je ne saurait nommer, d’un nombre de personnes restreints, exécutant une chorégraphie parfaite. Ce sont les leaders du groupe. Il répéteront cette danse jusqu’au bout de l’avenue. Vu qu’ils sont moins nombreux, ils sont très facilement notables, et ils doivent donc ne pas faire d’erreurs.
-          Derrière ces gens la, vous avez le maître de l’école, et la porte drapeau. Ils possèdent des costumes magnifiques. La porte drapeau doit danser, en tournant sur elle-même, et porter haut les couleurs de l’école.
-          Ensuite, vous avez normalement la Batterie, un groupe d’environ 200 ou 300 personnes, équipé de percussions diverses. La batterie n’est pas amplifiée, elle suffit par sa force à donner le rythme à tout le défilé Au milieu de la Batterie, on trouve les chanteurs. Eux possèdent des micros. Ils sont 4 ou 5, et chantent l’hymne du défilé sans cesse. Leur nomb rainha-bateria-copie-2.jpg re est important pour éviter que l’un d’eux n’ait plus de voix. Au milieu de ce groupe, on trouve la Reine de Batterie. Cette fille est de loin la plus magnifique, choisie, et dénudée. Elle n’est pas nue, mais si on rapporte le prix du tissu a sa taille, ça fait cher du cm2. Elle porte beaucoup de plumes, de paillettes et de strass. La batterie défilé jusqu’au milieu de l’avenue, se range sur le cote, laisse passer le reste du défilé, et rentre dans le défilé devant les derniers groupes.
-          Vous avez les chars, énormes, tenus secrets pour éviter les copies, poussés car les moteurs sont interdits, qui répondent au thème du défilé Des danseurs sont installes sur les chars, et possèdent des costumes magnifiques eux aussi. Leur nombre varie mais reste généralement compris entre 6 et 9.
-          Et enfin, vous avez les « Ala », les groupes de masse. Il y en a environ 25 a 40 par défilé, chacun comportant autour de 50 a 100 personnes. Ils sont tous différents par leur déguisement, mais exécutent tous la même chorégraphie, tout en chantant l’hymne du groupe.
 
Cela fait du monde, comme vous pouvez l’imaginer. Vous carnaval-car2.jpg avez en plus les chefs, ceux qui gèrent le défilé, ils sont au milieu et organisent les gens, les alignes, les motive, bref de vrais capitaines. Il faut aussi savoir que l’école possède une heure pour faire passer tout ce monde, décomptée a la fin du feu d’artifice qui donne le départ de l’école. Une heure c’est court, car le chronomètre s’arrête une fois que le dernier a passe la ligne. Un groupe possède environ 3000 à 4000 personnes. Imaginez le travail de l’école, qui doit recruter, fabriquer les chars, imaginer des costumes, les fabriquer, les distribuer, et organiser le foutoir pour que tout ressemble a quelque chose. C’est le travail d’une année qui se juge en une heure.
 
Comment le groupe est-il jugé ? Sur plusieurs critères. Le premier groupe est juge, les costumes, la batterie, l’harmonie du défilé, la porte drapeau, et les chars. Vous pouvez perdre des points à tout moment. Un chapeau s’envole, un groupe non aligne, une reine de batterie avec les seins qui tombent, …, enfin tout est note.
 
Maintenant que vous savez tout à propos du défilé, je vais vous parler du mien. Et oui, car beaucoup de gens vont au Brésil pour voir le carnaval. Mais moi, non. Grâce a Amanda, Kelly et moi avions des place fantasy-julien-carnaval.jpg s au milieu d’une école de Samba, Imperio de Casa de Verde, deuxième de l’année précédente. Nous étions le dernier groupe du dernier jour. Notre école avait choisi pour thème la danse, et nous faisions parti du groupe Rap.
Notre costume était très bien réalisé, mais très lourd. Il pesait beaucoup sur les épaules, et spécialement sur la clavicule. Nous avons même du mettre une serviette hygiénique (neuve bien sur) pour nous protéger sur le torse. On utilise une serviette hygiénique car elle colle sur le maillot la ou la simple mousse tomberai.
 
Nous sommes donc allés au rassemblement, la ou nous attendait des bus pour nous emmener sur le lieu du défilé Tout le monde était la, et ça en fait du monde. La ville avait mis a disposition des écoles les bus de la ville pour transporter tout le monde. Vers 3 heures du matin, nous sommes donc montes dans les bus direction le carnaval. La chaleur, même à cette heure ci, était très lourde. Une fois arrivés sur place, il a fallu mettre tout ce monde en place, les aligner, ajouter les dernières retouches aux costumes pour ne pas perdre de points. Imaginez que la totalité de ce groupe fait plus de 1.5Km.
Etant donne que nous étions le 23eme groupe sur 25, ça veut dire que nous avons attendu que tout le monde soit passe en piétinant sur place. Quand notre groupe était en place, nous avons admire le feu d’artifice, qui explosait de tous les cotes. Tout en l’admirant, mes yeux ébahis, je reçois un coup sur le menton. J’ai en fait reçu un cailloux du feux d’artifice qui n’avait pas explose. Un seul français au milieu de 4000 personnes, ils ont réussi à le trouver.
 
Une fois arrivés dans l’avenue, nous commençons à sentir le rythme de la batterie dans notre corps. La musique est forte, les gradins sont pleins. Il a beau être plus de 5h30 du matin, la foule est toujours la, a danser et chanter. Kelly et moi, étant arrives deux jours avant, ne connaissions pas les pas de danses. Nous avons donc tant bien que mal essaye de suivre les autres. Pour ce qui est de chanter, je bougeais juste mes lèvres, mais je suis sur que au milieu de ce vacarme, l’illusion était bonne.
Une fois arrives au bout de l’avenue, il a fallu reprendre un bus pour nous ramener au rassemblement, rendre les costumes, et enfin rentrer a la maison, prendre une bonne douche, et faire une sieste bien méritée.
 
En conclusion, cette expérience était extraordinaire et inoubliable, mais je ne le referais pas de sitôt, et je vais vous expliquer pourquoi. Nous avons du beaucoup attendre pour finalement peu de temps passe au milieu de l’avenue. Nous étions au beau milieu de la foule, et donc nous n’avons rien vu du défilé J’ai ensuite pu découvrir a la télévision le carnaval de Rio, et je me suis rendu compte de ce que j’ai manqué. Mais ce n’est que partie remise. L’année prochaine, je serais dans les gradins, et même si je n’apparaîtrais pas à la télévision nationale, je m’amuserais sûrement beaucoup plus.
Il faut aussi vous dire que Kelly avait trouvée la parade parfaite pour ne pas être jalouse quand les filles nues sont passées. Etant au milieu, nous n’en avons vu qu’une, et de loin. En tout cas, celle la, son costume n’avait pas du coûter bien cher.
Par Julien Mercier - Publié dans : Bem Vindo no Brasil
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Mardi 19 février 2008



Ce que Vera aime par dessus tout, ce sont les Orchidées. Ce que j’ai découvert et appris à aimer, c’est la photographie. Ceci est le résultat de la rencontre.

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Par Julien Mercier - Publié dans : Canon EOS 400D
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Mercredi 13 février 2008

Aujourd'hui, un petit billet pour vous parler de deux personnes qui s'en vont et qui vont nous manquer.

                                                      

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                              Zorro s'en est alle

Le premier a partir, aujourd'hui, c'est Henri Salvador. A 90 ans, le crooner francais s'eteint, nous laissant avec ses chansons et son image. Meme si pour suril n'est pas de ma generation, j'ai toujours apprecie la bonne humeur de ce blagueur. Son rire m'a beaucoup marque, et j'ai ensuite appris a aimer ses chansons, sa musique, et le personnage. Il aimait repeter ce proverbe polynesien : "Je nais hier, je vis aujourd'hui, je meurs demain". Adieu l'artiste et Merci....



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                                Guga s'en va.

A 31 ans, victimes de graves problemes de dos, Gustavo Kuerten, dit Guga quitte le tennis professionnel. Une petite defait contre l'argentin Berlocq, apres etre rentre sur le court sous les applaudissements. Le voir aujourd'hui, a la tele bresilienne, pleurer en remerciant ses supporters etait tres emouvant. Je ne suivais pas beaucoup le tennis, mais j'aimais voir jouer Guga. Son look rebelle, et son jeu d'attaque a l'epoque des bourrins de fond de cour comme Jim Courrier, m'avait fascine. Je me rends compte aujourd'hui a quel point il etait une star ici, au meme niveau que Pele ou Senna. Merci pour ce bonheur

Par Julien Mercier - Publié dans : Fait Divers
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Lundi 11 février 2008

Deuxième article pour cette catégorie. Et dire que je n’ai fait le lien entre le fruit et la noix que je connais qu’après avoir termine le fruit.

 

En allant au supermarché, Vera a achète une barquette de Caju, un nouveau fruit pour que puisse goûter. Ce fruit est de la taille d’une nectarine, et n’as pas de noyau ni de pépins. Juste une noix qui le rattache a l’arbre. La peau est assez ferme. Quand on croque dedans, le fruit est t undefined rès juteux, mais assez âpre. Peut-être que ce fruit gagnerait a être cuit et sucré, mais je me demande si sa saveur est assez forte pour résister a un pareil traitement. A expérimenter plus tard. En attendant, quand on a fini de manger le fruit, on garde la coque de la noix et on la fait sécher. Attention, ne pas essayer de l’ouvrir quand la noix est encore verte au risque de se brûler les doigts a cause de la toxine qui en sortirait.

 

Une fois sec, il ne reste plus qu’à faire sauter les noix dans une poêle avec du sel, et vous avez la fameuse noix pour l’apéro. En parlant d’apéro, on m’appelle, je vous quitte donc sur ce point. A bientôt.

Par Julien Mercier - Publié dans : Découvertes Gourmandes
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Dimanche 10 février 2008

Premier article pour cette catégorie de découvertes gourmandes. Vous vous en doutiez sûrement, je n’allais pas passer à coté de ça. Mon voyage est bien sur aussi un voyage gourmand, et tellement de nouvelles choses s`offrent à mes yeux et à mon palais qu`il va m’être difficile de toutes vous les raconter. Je commencerai donc par l’igname car c`est de loin la plus pittoresque, ou du moins la plus amusante à raconter.

Cette histoire a du se passer mon deuxième jour sur le sol brésilien. Vera (la maman de Kelly) devait aller en centre ville de Campinas et nous emmener. Kelly a préféré rester à la maison avec Roberto (son père) et profiter de son jour de repos pour passer du temps à ses cotés. Roberto nous entraîna donc dans son jardin, afin de me faire découvrir des légumes inconnus à mes yeux. Apres un passage en revue de tous les légumes, nous allons ramasser des racines de manioc pour les faire frire pour le dîner.

Le manioc, j’en ai fait goûter a plusieurs de vous. C`est une grosse racine, avec une peau très dure et marron, et une chair dure et blanche. On le coupe en morceaux, on le fait bouillir, et on le frit. C’est très bon et ça ressemble un peu à de la patate. C`est aussi avec ce manioc que l`on fait la Farofa, cette poudre dons vous avez tous arrosé votre Feijoada. Passons. Nous devons creuser à la base d’une plante haute d’environ 1 mètre, en dégager la terre autour, en sortir la racine sans la casser. Une fois la racine sortie, on coupe un morceau d’environ 20 cm à la base de la plante, et on le replante dans le trou.

6 mois plus tard, on pourra de nouveau ramasser de nouvelles racines.

Kelly explique à son père que le manioc frit est une des choses récemment découvertes que je préfère. Roberto répond que lui préfère l’igname. Igname ?? Il me semble bien avoir déjà vu quelque chose comme ça, mais je n’en ai jamais goûté.

Nous partons donc en ramasser dans la nature, car cette plante ne se cultive pas. Roberto emmène avec lui un couteau que je qualifierai plus de machette, ce qui lui servira a se frayer un passage au milieu des plantes hautes comme lui, c’est a dire 2 têtes de plus que moi. Nous arrivons enfin dans un igname_nu-1.jpg buisson de plantes très grasses, très vertes. Kelly nous a abandonné, prétextant ne pas vouloir se salir en passant sous une barrière. Je suis donc seul avec Roberto et son épée, au milieu de la jungle. S’il veut me couper en rondelles, c’est le moment rêvé. Pas de témoin, pas une maison à l’horizon. Heureusement, son appétit se porte pour l’instant sur ces fameux légumes. Les ramasser ressemble un peu au manioc. La plante est énorme, et nous ne ramassons qu’une partie de la racine, la partie blanche. L’autre partie, rouge, n’est pas bonne pour la santé. Nous rentrons à la maison, et commençons à les préparer. Epluchées, lavées, et coupées en fines rondelles, les racines sont frites directement. Cela donne des tranches assez croustillantes, à la consistance moelleuse au milieu, et au goût entre la pomme de terre et l’artichaut.

C’est encore différent du manioc, mais l’aventure pour les ramasser en a fait pour moi un légume bien différent.

Par Julien Mercier - Publié dans : Découvertes Gourmandes
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Vendredi 8 février 2008

04H30…. Réveil assez difficile. La nuit a été courte. Je n’ai pas réussi à dormir plus de 2 heures. Tant pis ! Je dormirais dans l’avion, ou du moins j’essaierai. Un demi café vite avalé, puis c’est l’heure de dire au revoir à Maman. Pas de temps à perdre, nous partons aussitôt pour Saint-Exupéry. Une heure plus tard, nous voila devant le poste d’enregistrement, nos chariots pleins de bagages. Le notre se passe sans problèmes, et un café croissant plus tard, il est temps de dire aussi au revoir à Papa. Dans mon estomac, un noeud se serre: je commence à réaliser que je pars. Je ne suis pas seul, mais je décolle pour un pays inconnu, au milieu d’une nouvelle famille.

 

Je ne vais pas vous raconter le vol, il est semblable à tous les vols : ennuyant! Passer 10 heures assis, sans vraiment réussir à dormir, regardant d’un seul oeil des films déjà vus, mangeant un plateau repas vraiment digne d’une compagnie anglaise, n’a rien d’amusant.

 

Arrivé sur le sol brésilien, à peine descendu, je commence déjà à sentir la chaleur. Et pourtant, il ne fait que 25 degrés aujourd’hui, soit 35 de plus que lors de notre départ.

 

Nous passons undefined les contrôles d’immigration et de douanes sans aucun problèmes. Je serre fort Kelly, je sais que dans quelques instants, elle va revoir sa famille après près de 2ans et demi passés loin d’elle. Je ne les ai pas encore aperçu que je sais que elle si. Elle explose en sanglot, et se jette dans les bras de sa soeur, en sanglots elle aussi. Les retrouvailles sont pleines d’émotion et je me laisse glisser un peu de coté pour les laisser se retrouver. Une fois les larmes essuyées, Kelly me prend par la main et me présente à tout le monde : ses parents, sa soeur, ses cousins et cousines. Il nous reste désormais à faire le chemin retour à la maison. Nous devons emprunter une route secondaire, la principale étant inondées à cause de la pluie très forte de la veille. Je ne vois pas beaucoup de choses, la nuit étant déjà tombées.

 

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Une fois arrivés, nous découvrons la maison. Je dis nous car Kelly la redécouvre. Ses parents avaient préparés notre arrivée. La maison était pleine de ballons, de serpentins, et de drapeaux tous aux couleurs du Brésil et de la France. Roberto avait même construit une chambre pour nous accueillir. Nous ouvrons nos bagages, et arrosons la famille de cadeaux. Ils sont tous très heureux de leurs présents, mais la fatigue commence à se faire sentir. Il est en effet déjà 4 heures du matin heure locale, soit 7 heures heure française. Nous allons donc nous coucher pour notre première nuit brésilienne. Demain est un autre jour.
 





En prime, je vous offre deux autres photos des retrouvailles. undefined
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Par Julien Mercier - Publié dans : Jour Apres Jour
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Jeudi 7 février 2008
Bienvenue sur ce nouveau blog dédié à mon nouveau départ, mon nouveau voyage au Brésil.

Comme vous l’avez sûrement deviné, je change de blog pour recommencer du début. J’en profite donc aussi pour changer le nom et l’adresse de ce blog, ainsi que son apparence. Je continue sur Over-Blog car cette plateforme me conviens, propose toutes les fonctionnalités nécessaires, et est modifiable à souhait.

Je tiens par contre à m’excuser tout de suite pour l’orthographe sur ce nouveau blog. Etant sur le PC de Kelly, je ne dispose pas d’accent. Ce léger problème sera vite résolu dès que mon ordinateur arrivera. Il est en ce moment en pleine mer, entre le port de Baltimore et celui de Santos.

En peu de temps, beaucoup de choses se sont passée, et je vais essayer de vous les retranscrire avec la plus grande précision. Pour cela, j’ai déjà divisé ce blog en catégories : On the Road (mes voyages), Découvertes gourmandes, Bem Vindo no Brasil (vous faire découvrir la région, ses curiosités et ses différences), et Jour après Jour. D’autres catégories apparaîtront sûrement avec le temps.
 
Toutes ces petites choses étant dites, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter la bienvenue sur ce blog, et commencer à vous raconter mes aventures.
Par Julien Mercier - Publié dans : Jour Apres Jour
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