Partager l'article ! Les Aventuriers de l’Igname Perdu: Premier article pour cette catégorie de découvertes gourmandes. Vous vous en doutiez sûrement, je n ...
Premier article pour cette catégorie de découvertes gourmandes. Vous vous en doutiez sûrement, je n’allais pas passer à coté de ça. Mon voyage est bien sur aussi un voyage gourmand, et tellement de nouvelles choses s`offrent à mes yeux et à mon palais qu`il va m’être difficile de toutes vous les raconter. Je commencerai donc par l’igname car c`est de loin la plus pittoresque, ou du moins la plus amusante à raconter.
Cette histoire a du se passer mon deuxième jour sur le sol brésilien. Vera (la maman de Kelly) devait aller en centre ville de Campinas et nous emmener. Kelly a préféré rester à la maison avec Roberto (son père) et profiter de son jour de repos pour passer du temps à ses cotés. Roberto nous entraîna donc dans son jardin, afin de me faire découvrir des légumes inconnus à mes yeux. Apres un passage en revue de tous les légumes, nous allons ramasser des racines de manioc pour les faire frire pour le dîner.
Le manioc, j’en ai fait goûter a plusieurs de vous. C`est une grosse racine, avec une peau très dure et marron, et une chair dure et blanche. On le coupe en morceaux, on le fait bouillir, et on le frit. C’est très bon et ça ressemble un peu à de la patate. C`est aussi avec ce manioc que l`on fait la Farofa, cette poudre dons vous avez tous arrosé votre Feijoada. Passons. Nous devons creuser à la base d’une plante haute d’environ 1 mètre, en dégager la terre autour, en sortir la racine sans la casser. Une fois la racine sortie, on coupe un morceau d’environ 20 cm à la base de la plante, et on le replante dans le trou.
6 mois plus tard, on pourra de nouveau ramasser de nouvelles racines.
Kelly explique à son père que le manioc frit est une des choses récemment découvertes que je préfère. Roberto répond que lui préfère l’igname. Igname ?? Il me semble bien avoir déjà vu quelque chose comme ça, mais je n’en ai jamais goûté.
Nous partons donc en ramasser dans la nature, car cette plante ne se cultive pas. Roberto emmène avec lui
un couteau que je qualifierai plus de machette, ce qui lui servira a se frayer un passage au milieu des plantes hautes comme lui, c’est a dire 2 têtes de plus que moi. Nous arrivons enfin dans
un
buisson de plantes très grasses, très vertes. Kelly nous a abandonné, prétextant ne pas vouloir se salir en passant sous une barrière. Je
suis donc seul avec Roberto et son épée, au milieu de la jungle. S’il veut me couper en rondelles, c’est le moment rêvé. Pas de témoin, pas une maison à l’horizon. Heureusement, son appétit se
porte pour l’instant sur ces fameux légumes. Les ramasser ressemble un peu au manioc. La plante est énorme, et nous ne ramassons qu’une partie de la racine, la partie blanche. L’autre partie,
rouge, n’est pas bonne pour la santé. Nous rentrons à la maison, et commençons à les préparer. Epluchées, lavées, et coupées en fines rondelles, les racines sont frites directement. Cela donne
des tranches assez croustillantes, à la consistance moelleuse au milieu, et au goût entre la pomme de terre et l’artichaut.
C’est encore différent du manioc, mais l’aventure pour les ramasser en a fait pour moi un légume bien différent.
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